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Comment lire une fiche sectorielle de notre observatoire
Chaque secteur a sa page, avec cinq chiffres et un classement départemental. Dans quel ordre les regarder, et les deux pièges de lecture les plus fréquents.
contient une mesure de ce site
L’observatoire publie une fiche par secteur d’activité, sur les 681 secteurs de la nomenclature, et une page par croisement secteur et département, soit 24 216 pages. Voici l’ordre de lecture qui en tire quelque chose.
Étape 1 : le nombre de créations, avant tout le reste
C’est le chiffre à regarder en premier, et celui que tout le monde saute. Un taux calculé sur trente créations n’est pas une mesure, c’est un tirage.
Le seuil de publication est de 20 créations. Au-dessus, le taux est publié ; cela ne veut pas dire qu’il est solide à trente créations comme à trois mille.
Étape 2 : le taux tous établissements
La proportion encore ouverte au 1er septembre 2026, sur les créations de 2015 à 2020. À comparer à la médiane communale de 48,8 % pour situer l’ordre de grandeur.
Étape 3 : le taux employeurs, quand il existe
Il porte sur les seuls établissements ayant déclaré au moins un salarié, avec un seuil de 10 créations d’employeurs. C’est le taux le plus pertinent pour un porteur de projet qui compte recruter.
Un écart important entre les deux taux est en soi une information : il dit que la population des immatriculations sans salarié se comporte différemment de celle des employeurs, ce qui arrive dans les secteurs où l’activité indépendante domine.
Étape 4 : la répartition par année de création
C’est la partie la plus informative et la moins regardée. Une création de 2015 a eu onze années pour fermer, une création de 2020 en a eu six : le taux global mélange ces durées.
La répartition par année montre où les fermetures se concentrent, et c’est ce qui répond réellement à la question « quand est-ce le plus risqué ».
Étape 5 : le classement départemental
Il donne, pour ce secteur, l’écart de chaque département à la moyenne nationale. C’est la comparaison la plus solide du site, parce qu’elle neutralise la structure d’activité : à métier égal, ce qui reste est local.
Les deux pièges de lecture
Comparer deux secteurs entre eux sur le taux global. Les secteurs n’ont pas la même facilité d’immatriculation, ni la même nature d’actif. Un écart entre deux métiers mesure surtout cela. La comparaison qui tient est celle d’un secteur avec lui-même, entre territoires.
Prendre le taux pour un pronostic. Il décrit ce qui est arrivé à d’autres, sur une cohorte passée, dans des conditions qui ont changé. C’est du contexte, pas une prévision.
La réserve qui accompagne chaque chiffre
Une fermeture au sens du registre recouvre la cessation, mais aussi le déménagement, le transfert et la régularisation administrative. Elle est écrite sur chaque page plutôt qu’en note de bas de page, parce que c’est la limite la plus importante de toute la mesure.
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Les chiffres cités sont ceux de l'observatoire de ce site : la méthode dit comment ils sont calculés. Pour une démarche, les liens de ce journal mènent aux sites officiels et à eux seuls : voir la page des canaux.