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Le secteur qui survit le mieux n'est pas celui qu'on croit

Entre le secteur le plus stable et le moins stable, l'écart dépasse un facteur six sur la même période. Le classement complet surprend, et l'explication tient moins au métier qu'à la nature de l'immatriculation.

contient une mesure de ce site

Sur les établissements créés entre 2015 et 2020, nous avons mesuré la proportion encore ouverte au 1er septembre 2026, secteur par secteur. Les 681 secteurs de la nomenclature sont couverts, et 191 dépassent le seuil de 5 000 créations qui rend un classement défendable.

Les deux bouts

En bas : « Autres activités de poste et de courrier », à 12,3 %.

En haut : « Sylviculture et autres activités forestières », à 88,6 %.

L’écart dépasse un facteur six. Ce n’est pas un écart de difficulté du métier : c’est un écart de nature de l’immatriculation.

L’explication qui vaut pour presque tous les cas

Les secteurs les moins stables ont trois caractéristiques communes :

Une immatriculation facile et sans investissement. Quand ouvrir coûte une déclaration et rien de plus, on ouvre pour essayer, et on ferme quand l’essai ne prend pas. Le taux mesure alors le taux d’essai, pas le taux d’échec.

Une activité exercée en complément. Une immatriculation ouverte pour une activité accessoire se ferme quand l’activité principale change, sans qu’il y ait eu de difficulté économique.

Une dépendance à une plateforme ou à un canal unique. Quand le canal se ferme ou change ses règles, toutes les immatriculations qui en dépendaient ferment ensemble.

À l’inverse, les secteurs les plus stables demandent presque tous un actif : foncier, matériel lourd, agrément, cheptel. On n’ouvre pas pour essayer, et on ne ferme pas sans vendre.

Ce que le classement ne dit pas

Il ne dit pas où l’on gagne de l’argent. Un secteur stable peut être un secteur de faible revenu où l’on reste faute d’alternative. Un secteur instable peut abriter des entreprises très rentables parmi celles qui restent.

Il ne dit pas si votre projet tiendra. Il décrit ce qui est arrivé à des milliers d’immatriculations dont vous ne connaissez ni le sérieux ni les moyens.

Il ne dit rien du sens d’une fermeture. Au sens du registre, une fermeture recouvre la cessation, mais aussi le déménagement, le transfert et la régularisation administrative.

L’usage utile de ce classement

Comparer votre secteur avec lui-même selon les territoires. C’est là que l’information devient actionnable : un même secteur affiche des écarts importants d’un département à l’autre, et cet écart-là ne s’explique ni par le métier ni par la facilité d’immatriculation. Il s’explique par le marché local.

L’observatoire publie ce croisement sur 24 216 pages, secteur par secteur et département par département.

Le seuil, et pourquoi il est haut ici

Pour les extrêmes, le seuil est de 5 000 créations, bien plus élevé que le seuil de 20 utilisé ailleurs sur le site. La raison : un classement d’extrêmes attire l’œil sur les valeurs les plus fortes, qui sont mécaniquement celles des petits effectifs. Sans un seuil élevé, le haut et le bas du tableau seraient occupés par des secteurs à cinquante créations, et le classement ne dirait rien.

À lire ensuite

Les chiffres cités sont ceux de l'observatoire de ce site : la méthode dit comment ils sont calculés. Pour une démarche, les liens de ce journal mènent aux sites officiels et à eux seuls : voir la page des canaux.

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